À propos de Varicella (Varicelle)

Par Fabien Gaffez

Il n’est pas besoin d’avoir lu Nietzsche pour savoir que la maladie n’est qu’un point de vue sur la santé. C’est ce retournement subtil qu’opère Varicella, puisque la pleine santé d’un enfant inquiète ses parents, au fil d’un impressionnant écheveau de dialogues où s’ébrouent paranoïa domestique et malaise social. Aussi bien conteur que faussaire, Fulvio Risuleo désigne la vraie maladie, l’hyper-maternité de la mamma. La mise en scène, en apparence naturaliste, devient de plus en plus stylisée, jusqu’au dernier plan qui relèverait du cinéma d’horreur : celui des idées venimeuses.

À la Semaine de la Critique

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