À propos de Myomano shel tzalam hatonot (Le Journal d'un photographe de mariages)

Propos recueillis par Charles Tesson

Avec ce beau film solaire, Nadav Lapid surprend, là où on ne l’attendait pas, sur les terres de Buñuel (le cérémonial du mariage comme stimulant érotique, libérateur de pulsions), tout en faisant de la caméra ce tiers invité dans la relation à deux.

« Durant mes études de cinéma, j’ai filmé pendant trois ans environ 300 mariages. C'était une expérience forte, remplie d'émotions et de rites monotones. Et puis, comment ne pas ressentir une jalousie envers ce bonheur qui apparait net et clair sur l'écran. Sans aucun intermédiaire. Sans prudence ni nuances. Le mariage, c'est la fête de l'amour entre le marié et la mariée et la fête de l'amour du photographe à la mariée. Un amour secret et interdit (elle se marie à un autre), mais aussi autorisé et désiré (on veut que la mariée soit la plus belle au monde). » 

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