À propos de The Manila Lover

Par Thomas Fouet

The Manila Lover pourrait se borner à déjouer les attendus de son récit, s'amuser des stéréotypes que son ouverture aura sans doute activés dans l'esprit de son spectateur – tout au contraire il embrasse, avec un art consommé du pathétique, la peine de son personnage. C'est alors, dans l'anonymat des hôtels mondialisés, la chronique d'un sentiment déçu, et d'une double déterritorialisation, que s'attache à livrer le film : loin de chez soi, on se voit encore refoulé d'un autre pays, d'adoption et de Cocagne celui-ci – l'amour, ce « no man's land ».

À la Semaine de la Critique

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