À propos de Rapaz (Raptor / Rapace)

par Marie-Pauline Mollaret

Précis, dense, tendu, Rapaz nous immerge dans un fait divers filmé sur le vif, au beau milieu de la rue. Par un effet de mise en abyme, le format vertical façon téléphone portable fait du spectateur un témoin lui-même potentiellement actif du drame. Dans la formidable montée en puissance du récit se mêlent alors l’énergie d’un cinéma ultra-contemporain et le sentiment d’urgence d’un cinéaste qui cherche à témoigner des dérives de son temps. Car dans ce déchaînement collectif qui va jusqu’au bout de son dispositif, rien ne manque des traits et des travers de la nature humaine.

À la Semaine de la Critique

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