A propos de : Les Îles

Par Charles Tesson

Yann Gonzalez, avec Les Îles, sobrement lyrique et infiniment gracieux, livre sa version de La ronde de Max Ophüls. Circularité sans fin des mécanismes du désir, livrés au bonheur des enchaînements, des acteurs aux spectateurs. Au lieu du désir, ce besoin de théâtre, malicieusement dévoilé grâce aux pouvoirs du cinéma (l’ouverture avec son jeu d’échelles de plan), et ce plaisir de l’œil (jouir en direct) et de l’oreille (jouir en différé, en enregistrant le son). Au croisement de ces deux insularités offertes (la scène de théâtre, le cadre d’un plan), matières de ce beau poème érotique, les îles ont des ailes.

À la Semaine de la Critique

Haut de page
Ce site utilise des cookies à des fins statistiques ainsi que pour faciliter l’expérience utilisateur et pour simplifier vos démarches d’inscription.
En savoir plus