Entretien avec la réalisatrice Katia Lewkowicz

Propos recueillis Xavier Leherpeur

Comédienne ou réalisatrice ?
Mon tout premier amour, ce sont les textes. Qui m’ont conduite d’ailleurs à devenir dans un premier temps comédienne. L’idée de réaliser un film est venue plus tard, à travers mon rapport au spectateur. C’est en me demandant comment susciter et transmettre des émotions que j’ai eu envie de passer derrière la caméra.

Benjamin Biolay
La rencontre avec Benjamin a été décisive car je trouvais qu’il y avait, entre son image publique et la personne que j’ai rencontrée, une telle différence que cela a mobilisé mon inspiration. J’ai été sensible à son côté féminin, à sa douceur et son intelligence. J’ai d’abord mis en scène un court-métrage avec lui pour la Collection ‘Écrire pour un chanteur’ de Canal +, puis nous avons eu envie de continuer sur un long.

La comédie prénuptiale
J’avais envie d’écrire un récit où l’on suivrait le personnage de manière sensorielle. D’être uniquement dans ses sensations. J’avais besoin à la fois d’une durée de temps limitée et d’une période en forme de catalyseur. Je me suis dit que quatre jours avant le mariage était une bonne piste. Ensuite est venu le désir de jouer avec les codes de la comédie romantique.

Un ton doux et amer
La comédie fait partie de ma personnalité. Je regarde tout avec le sentiment qu’il faut en rire, car il n’y a pas pour moi d’autres solutions pour avancer. Elle permet selon moi d’exprimer les choses, d’intéresser tout le monde à votre propos et faire passer des messages sans paraître académique ou prétentieux. Et si le film se conclut sur une note d’amertume, c’est que j’ai la sensation que, même lorsqu’une histoire finit bien, elle se finit toujours mal quelque part.

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