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La Commission d’Attribution de la Carte Verte  

  Placée sous l’autorité de la Fédération  Nationale de la Presse Française (FNPF) à l’origine de sa création, en 1946, avec le Syndicat National des Journalistes, la Commission d’attribution des cartes de critique (verte pour le cinéma, rouge pour le théâtre, bleu pour la musique) est composée de 7 membres, dont un président choisi en son sein -actuellement Monsieur Yves Bourgade - représentant différentes instances gouvernementale, fédérale et syndicales. La Commission se réunit chaque année au siège de la FNPF pour examiner, en 3 ou 4 sessions de décembre à mars, les dossiers des journalistes spécialisés. Dossiers adressés entre fin septembre et début décembre, date butoir, au secrétariat de la FNPF, après réception des formulaires en septembre par leur rédaction, tous supports confondus : journaux, magazines, radios, télévisions, Internet… Après vérification du formulaire administratif, l’aval des supports et des justificatifs, 3 articles ou émissions récents, en l’occurrence la critique des films en exclusivité, la carte est acceptée ou refusée, lettre explicative à l’appui. En cas de contestation, de retard pour produire les pièces requises etc.…  recours et réexamen possibles des dossiers litigieux  lors de la dernière session.
  Les cartes attribuées sont valables un an, du 1er février de l’année de référence (millésime imprimé) au 31 janvier de l’année suivante. Elles sont nominatives, (photo du critique, mention de son support), numérotées et valables pour une place exonérée soit dans un ou plusieurs départements, soit pour l’ensemble du territoire. En cas de perte ou de vol, une nouvelle carte peut être fournie par le secrétariat  de la FNPF contre une somme forfaitaire. A noter enfin, et il n’est pas inutile de le rappeler, que cette carte, qui permet à son possesseur de bénéficier des conditions fiscales accordées par la loi aux  journalistes, est strictement personnelle, son prêt, sa falsification et autres abus entrainant des sanctions immédiates : rappel à l’ordre du contrevenant, avis dans les salles, suppression et restitution de la carte à la FNPF.
  Membre du Conseil syndical, le représentant du Syndicat Français de la Critique de Cinéma à la Commission d’attribution des cartes de critique est élu chaque année, après l’Assemblée générale, par le Conseil. Mandaté pour un an, il a en charge la défense et l’intérêt des adhérents pour l’obtention ou le renouvellement de la carte de critique.
  Dès septembre, il se met, via le secrétariat du Syndicat et en étroite collaboration avec lui, au service des adhérents en difficulté, perte d’emploi, chômage, collaborations régulières ou occasionnelles… pour trouver la bonne solution à leurs problèmes et aider au mieux à la constitution et à l’envoi, avant la date butoir, de leurs dossiers. Lesquels sont ensuite présentés et défendus par le délégué au cours des différentes sessions de la Commission.
  En 2009, 36 confrères ont ainsi bénéficié des renseignements, des conseils et/ou du soutien du Syndicat et obtenu, à une exception près, leur carte verte.
  D’année en année, le nombre de cartes délivrées par la Commission a diminué, passant de 550 en 2000 à 397 en 2010 (dont 40 départementales), malgré l’apport aujourd’hui conséquent d’Internet. La faute n’en revient pas à la Commission, même si les critères d’attribution sont toujours très rigoureux et les vérifications plus approfondies, sinon plus sévères qu’auparavant. L’explication, là encore, là aussi, tient à la mondialisation et la crise endémique dont souffre la presse depuis plusieurs décennies. Conjoncturelle et structurelle, la crise s’est traduite par de multiples concentrations, fusions et disparitions de titres, avec pour conséquences directes la suppression des rubriques et la réduction des effectifs. Principales victimes, les pages culturelles et, singulièrement, les points de vue et les analyses autorisés, à présent réduits à la portion congrue. Le métier se dilue et les critiques disparaissent à petit feu. Attention que ne se perde à jamais ce formidable espace de liberté et de subjectivité revendiqué.

 
Syndicat Français de la Critique © 2010