Accueil
Actualités
Inscriptions
Programme
Projections
Presse
La (Toute) Jeune Critique
Palmarès et Prix
Logos
Partenaires
Archives
Contacts
FAQ
  Home
News
Registration
Programme
Screenings
Press
Awards
Logos
Partners
Archives
Contacts
FAQ
LE BLOG DE LEO SOESANTO
15 Mai 2009 - 15 May 2009
 



Jour 2

On aurait presque envie de croire en la synchronicité (le concept, pas l’album du groupe Police). Ou comment un court-métrage paraguayen (Noche Adentro de Pablo Lamar) et un long serbe (Ordinary People de Vladimir Peresic), présentés ensembles aujourd’hui, dialoguent par delà la géographie, les genres tout en étant liés par une même intensité (voir l’interview de Pablo Lamar plus bas).

Proposition radicale de La Semaine, Ordinary People fait monter rapidement son buzz (« Nuri Bilge Ceylan a vu le film », raconte un Vladimir excité). A l’issue de la projection, certaines questions des spectateurs lors du débat tiennent davantage du monologue intérieur que de l’interrogation directe. On sent les gens impressionnés. Un jeune garçon demande « pourquoi avez fait un film aussi lent ? » Pas (trop) impressionné, Vladimir Peresic maîtrise son discours, comme son film. On ne s’inquiète pas du tout pour la carrière d’Ordinary People.

3 questions à Pablo Lamar :

D’où vous est venue l’idée de Noche Adentro ?

Un ami m’avait raconté l’anecdote. Je n’ai pas voulu reconstruire l’événement mais plutôt en donner une interprétation poétique.

Cet événement terrifiant que vous montrez et suggérez en même temps, savez-vous de quoi il s’agit réellement dans le film ?

J’ai à peu près mon idée de ce qui s’est passé mais je la garde pour moi.

Noche Adentro est diffusé avant Ordinary People. Voyez-vous des points communs entre les deux films ?

Nous sommes liés par la mise en scène bien sûr (les longs plans), mais surtout par, je crois, notre absence de jugement quand à nos personnages. Pour nous, ils ne sont pas coupables.


Day 2

We could almost believe in synchronicity (as a concept, not as an album by Police). Because a short film from Paraguay (Pablo Lamar’s Noche Adentro) and a Serbian long feature (Vladimir Peresic’s Ordinary People), together presented today, can « talk » to each other beyond geography, genres and be linked by the same intensity (see the interview of Pablo Lamar).

As a radical proposition from La Semaine, Ordinary People is creating the buzz (« Nuri Bilge Ceylan saw the film », Vladimir said, being excited). After the screening, some questions from the audience look like inner monologues rather than direct interrogations. People seem impressed (by the film). Vladimir Peresic masters his speech, as his film. We don’t worry about the future of Ordinary People.

3 questions to Pablo Lamar :

Where does the idea of Noche Adentro come from ?

A friend told me the anecodte. I didn’t want to re-construct the event. I wanted to give a poetic interpretation of it.

You show and suggest a terrifying event without naming it. Do you know what it is about exactly ?

I have an idea but i keep it for me.

Noche Adentro is shown before Ordinary People. Do you see any connections between them ?

We are linked by the same mise en scène (long shots). But above all, Vladimir and I don’t have a judgement about our characters. We don’t charge them with guilt.

Semaine de la Critique - Syndicat Français de la Critique Création du site Internet et référencement : © Click Busters - Paris & Nantes