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FILM D’OUVERTURE / OPENING FILM

LES 7 JOURS
Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz


SYNOPSIS : Israël, 1991. Toute la famille Ohaion pleure la disparition de l’un des siens. Fidèles à la tradition, les proches sont censés se réunir dans la maison du défunt et s’y recueillir pendant sept jours.
Alors que chacun semble se plier à la coutume, la cohabitation devient de plus en plus pesante. Contraints de se supporter jour et nuit, frères et sœurs ne tardent pas à laisser l’amertume et les disputes prendre le pas sur le recueillement.
L’atmosphère devient bientôt irrespirable et les vérités enfouies depuis longtemps remontent enfin à la surface ...


SYNOPSIS : Israel, 1991. The Ohaions are mourning the loss of a loved one. According to tradition, the bereaved are supposed to gather at the house of the deceased for seven days.
While everyone seems to abide by the tradition, bitterness and family feuds soon take precedence over mourning.
The atmosphere gradually becomes stifling as family members unearth long-buried truths...


REALISATEUR : Ils sont nés en Israël de parents d’origine marocaine. Ronit Elkabetz débute sa carrière d’actrice dans les années 1990.Elle tourne notamment pour Shmuel Haspari, Haim Buzaglo, Dover Kossashvili, Amos Gitai, mais également Keren Yedaya (Mon trésor, Grand Prix de la Semaine Internationale de la Critique et Caméra d’Or 2004). À 21 ans, Shlomi Elkabetz s’installe à New York pour y suivre des cours d’art dramatique. Après avoir écrit plusieurs scénarios de longs métrages, Shlomi coécrit et réalise Prendre femme avec sa sœur en 2003 (Prix de la Critique et Prix du Public au Festival de Venise en 2004). C’est à nouveau ensemble qu’ils écrivent et réalisent Les 7 jours en 2007, année où Ronit est adulée dans La visite de la fanfare d’Eran Kolirin.

DIRECTOR : They were born in Israel of parents originally from Morocco. Ronit Elkabetz made her acting debut in the 1990s. Then she worked for directors like Shmuel Haspari, Haim Buzaglo, Dover Kossashvili, Amos Gitai and Keren Yedaya (Or-My treasure, Critics’ Week Grand Prize and Golden camera). When Shlomi Elkabetz turned 21, he relocated to New York to attned drama school. After he wrote several feature films scripts, he co-wrote and co-directed To Take a Wife with his sister in 2003 (Public and Critics Award Venice Film Festival 2004). He re-teamed with Ronit to write and direct The 7 Days in 2007. This same year Ronit Elkabetz appeared in The Band’s Visit to critical acclaim.

FAMILLES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS

Il y a quatre ans, la comédienne Ronit Elkabetz, inoubliable mère à la dérive de Mon trésor, passait derrière la caméra. Et signait, en compagnie de son frère Shlomi, Prendre femme, un premier film exutoire et vengeur où ils évoquaient l’histoire de leur mère. Une œuvre qui, dès les premières images, par son seul travail du cadre, du hors-champ et de la durée de la séquence, parvenait, sans surenchère scénaristique ni catharsis hystérique, à nous faire éprouver le drame et la solitude de cette femme face à une société patriarcale.
Dès les premières secondes des 7 jours, il est évident que non seulement Ronit et Shlomi Elkabetz sont en train de réussir l’examen de passage que représente le deuxième film, mais que surtout, à la fois sur le plan narratif et formel, ils ont acquis une indéniable maîtrise de la mise en scène.
Même si ce film se situe quelques années après Prendre femme, et que l’on y retrouve la plupart des protagonistes, on ne peut pas vraiment parler de suite, tant les deux films diffèrent. Tout d’abord en terme scénaristique. Le récit se situe durant les sept jours suivant le décès d’un membre de la famille. Un huis clos exigé par la tradition juive et les convenances. La première chose qui frappe, déroute quelque peu, mais intrigue, c’est que les deux auteurs ne cherchent pas immédiatement à remettre en évidence les liens généalogiques de cette famille. Il faut un peu de temps pour reformer les couples, reconstituer les familles. Loin d’être une faiblesse, ce flou temporaire s’avère au contraire la première force du film. Car ce qui intéresse avant tout les deux metteurs en scène, c’est de mettre en avant les relations humaines qui régissent cette famille : les complicités, mais aussi les jalousies, les rancœurs... Toutes les sédimentations délétères des non-dits qui nuisent depuis longtemps à la sincérité et donc à l’épanouissement personnel. Dans ce rapprochement forcé, où le trivial cocasse (une femme cherchant à tout prix à séduire un homme qui la voit à peine) côtoie le dramatique, les réalisateurs, grâce à un jeu probant sur la temporalité de chaque scène, vont laisser éclore toute la violence sous-jacente.
Côté mise en scène, ils prolongent ici un travail de découpage spatial qui s’avère encore plus ambitieux que dans leur précédent film. De son passage au Théâtre du Soleil, Ronit Elkabetz puise l’inspiration pour un travail sur le champ et le hors-champ d’une saisissante pertinence. Chaque cadre, ainsi que la manière dont elle et son frère y inscrivent les corps ainsi que leurs mouvements et leurs déplacements, est une écriture autonome mettant en évidence les rapports de forces qui interagissent entre chaque membre de cette famille. Et leur façon de filmer le groupe familial, sorte de chœur antique de cette tragédie du quotidien, dont ils parviennent à capter et restituer la puissance mais surtout la force claquemurante et asphyxiante, est pour beaucoup dans l’impact émotionnel et la cohérence de cette deuxième œuvre.

 

Israël / France

2008 - Première mondiale - 1H55 - Couleur - 35 mm
VO Hébreu, français

Réalisateur / director
Ronit Elkabetz - Shlomi Elkabetz

Scénario / screenplay
Ronit Elkabetz - Shlomi Elkabetz

Image / cinematography
Yaron Scharf

Son / sound
Itay Eloav

Montage / editing
Joëlle Alexis

Décors / production design
Beni Arbitman

Musique / music
Michel Korb / Sergio Leonardi

Interprètes / cast
Ronit Elkabetz
Sulika Kadosh
Albert Ilouz
Moshe Ivgy
David Ohaion
Simon Abkarian
Rafi Amzaleg
Alon Aboutboul
Yehiel Elkabetz
Keren Mor
Ruby Porat Shoval
Hanna Laszlo
Yaelle Abecassis
Orit Sher
Dikla Elkaslassi
Hana Azoulay Hasfari
Gil Frank
Evelyne Agoel

Production
THALEIA PRODUCTION
Jean-Philippe Reza
Tél. 33 (0)1 45 67 00 52
thaleiaproductions@noos.fr
JULY AUGUST PRODUCTION
Eilon Ratzkovsky et Yochanan Kredo
Tél. 972 54 24 611 03
mail@jap.co.il

Ventes à l’étranger / international sales
LES FILMS DU LOSANGE
Daniela Elstner
Tél. 33 (0)1 44 43 87 24
d.elstner@filmsdulosange.fr

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