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LONG-METRAGE / FEATURE FILM

MOSCOW, BELGIUM
AANRIJDING IN MOSCOU
Christophe Van Rompaey


SYNOPSIS : Moscou, une banlieue ouvrière à Gand, en Belgique.
Matty, mère de trois enfants, heurte le camion de Johnny sur le parking d’un supermarché. Il est furieux des dégâts occasionnés à son pare-chocs et insulte Matty qui ne se laisse pas faire. Leur discussion se transforme alors en dispute et la police doit intervenir. Arrivée chez elle, Matty prend un bain chaud pour se remettre de ses émotions, quand le téléphone sonne. C’est Johnny qui appelle pour s’excuser de son comportement, mais Matty lui demande de rester hors de sa vie. Un peu plus tard, Johnny vient pour réparer les dégâts faits à la voiture de Matty. Ses enfants sont surpris d’assister à cette dispute entre Matty et Johnny, qui beaucoup plus jeune qu’elle. Très rapidement, ces derniers sortent boire un verre et finissent dans le même lit.
Werner, le mari de Matty, est jaloux. Il a quitté Matty cinq mois auparavant, mais continue de repousser le divorce. Il découvre que Johnny a un casier judiciaire (il battait son ex-femme). Matty est secouée par cette nouvelle et Werner lui confie qu’il veut revenir vivre avec elle. Matty lui assure qu’il n’y a désormais plus rien entre elle et Johnny. Quelque temps plus tard, quelqu’un sonne à la porte. C’est Johnny, il est de retour d’Italie avec de belles chaussures rouges...
Moscow, Belgium est une comédie dramatique sur une femme pleine de bosses et de bleus.


SYNOPSIS : Moscow, a working class neighbourhood in Ghent, Belgium. Matty, mother of three, bumps her car into Johnny’s truck on the parking lot of a supermarket. He is furious at the dent in his bumper and yells at Matty. She fights back. Their discussion turns into a row, and the police have to intervene. Matty takes a hot bath to recover from the afternoon’s collision when the phone rings. It’s Johnny, apologizing for his behaviour. Matty tells him to stay out of her life. Later, Johnny comes to fix the dent in Matty’s car. Her children are stunned at the sparks that fly between Matty and the much younger Johnny. Before long, they go out for drinks and end up in bed together. Matty’s almost ex-husband Werner is jealous. He left Matty five months ago, but keeps postponing the divorce. He finds out that Johnny has a criminal record and beat up his ex-wife. Matty is shaken by the news. Werner confides to Matty that he wants to come back. She assures him that there is nothing between her and Johnny. Sometime later, the doorbell rings. Johnny is back from Italy with elegant red shoes...
Moscow, Belgium is a dramatic comedy about a woman full of dents and bruises.


REALISATEUR : Né en 1970, il commence sa carrière comme premier assistant réalisateur dans de nombreux courts et longs métrages, comme Man van Staal de Vincent Bal ainsi qu’Alias et Team Spirit de Jan Verheyen. Il réalise deux courts durant ses études au Brussels RITS movie academy (Zap et Façade). Après son diplôme, il réalise trois courts métrages qui suscitent l’intérêt par leur style visuel : Grijs, Ex.#N°1870-4 et Oh, my God. Il réalise pour la télévision Team Spirit - the series, la série comique Halleluja et quelques épisodes de Vermist.
Aanrijding in Moscou (Moscow, Belgium) est son premier film.


DIRECTOR : Born in 1970, he started his career as First Assistant Director on a number of short and feature films, such as Man van Staal by Vincent Bal, and Jan Verheyen’s Alias and Team Spirit. He made two shorts while at the Brussels RITS movie academy (Zap and Façade) and after graduation, he made three more shorts which sparked interest by their visual style, Grijs, Ex.#N°1870-4 and Oh, my God. For TV, Christophe directed Team Spirit - the series, comedy series Halleluja, and some episodes of Vermist.
Moscow, Belgium is Christophe van Rompaey’s debut as a director of a feature film.


C’EST ENCORE ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS

On savait depuis Wim Wenders qu’il existait un coin perdu au Texas qui s’appelait Paris ; avec son premier long métrage, Christophe Van Rompaey place sur la carte de Belgique, Moscou, quartier de Ledeberg, une petite banlieue ouvrière de Gand. Là-bas sur le parking d’un supermarché, Matty, mère de famille célibataire, percute le gros camion de Johnny, routier épais comme une allumette. Une engueulade des plus salée s’en suit, elle débouche sur un coup de foudre. D’autres collisions interviendront plus tard, encore plus frontales, encore plus sentimentales. Moscow, Belgium est un film cabossé, qui retape la carrosserie de la comédie romantique jusqu’à rappeler qu’on a trop vite catalogué ce registre comme désuet. Le cocon où s’épanouiront les tourtereaux mal assortis, sauf dans leurs caractères enflammés, n’est jamais lisse, plutôt passé au papier de verre, pour obtenir un réalisme râpeux mais tendre.
Le quartier "Moscou" existe vraiment. Il paraît que c’est là que l’infanterie russe a monté un camp pendant les guerres napoléoniennes. Van Rompaey filme une autre guerre, plus actuelle, plus doucereuse. Celle d’une reconquête de soi passant par une bataille amoureuse faite de résistances et de lâcher-prises. Tout commence par une marche arrière mais Moscow, Belgium cherche toujours à regarder de l’avant. Normal, il faut savoir prendre un minimum de large pour mieux encadrer un portrait de groupe. Ce recul qui finit par jumeler la banlieue belge selon Van Rompaey avec celles, anglaises, que filment Ken Loach ou Mike Leigh, un peu de grisaille en moins. L’accent flamand comme celui des cockneys sonne comme une langue universelle, celle d’un quart-monde où la règle de vie, y compris dans les sentiments, est un système D. Au travers d’un portrait de femme, qui - usée par son quotidien de mère quadragénaire, larguée par son mari pour une jeune étudiante, larguée devant ses enfants ados rompus aux codes de communication modernes - a justement oublié ce que c’était que d’en être une. En l’accompagnant, Moscow, Belgium, embrasse une partie de la misère du monde pour lui restituer une émouvante dignité. Un film modeste sur la grandeur des petites gens.
Moscow, Belgium vient d’un pays qu’on dit plat, mais dont le cinéma ne cesse de prendre du relief : Van Rompaey est un réalisateur de plus apparu ces dernières années dans une production flamande en pleine effervescence. Une étincelle supplémentaire -aux côtés de Koen Mortier (Ex Drummer), Fien Troch (Someone Else’s Happiness) ou Nic Balthazar (Ben X)- pour allumer la mèche d’un cinéma populaire au meilleur sens du terme. Aussi inventif que terre à terre quand il s’agit de regarder en face ses personnages. Ils ressemblent à vous, à moi, à nos espoirs et nos fragilités. À leur image, ce nouveau cinéma belge, en train d’accéder à une reconnaissance du public des plus méritée, est humain. Profondément.
Alex Masson

 

Caméra d’or

Belgique
2008 - Première internationale - 1H42 - Couleur - 35 mm
VO Flamand

Réalisateur / director
Christophe Van Rompaey

Scénario / screenplay
Jean-Claude Van Rijckeghem - Pat Van Beirs

image / cinematography
Ruben Impens

Son / sound
Dirk Bombey

Musique /Music
Tuur FLORIZOONE

Montage / editing
Alain Dessauvage

Décors / production design
Steven Liegeois

Interprètes / cast
Barbara Sarafian
Jurgen Delnaet
Johan Heldenbergh
Anemone Valcke
Sofia Ferri
Julian Borsani

Production
A PRIVATE VIEW
Jean-Claude Van Rijckeghem
Lange Violettestraat 237, 9000 Gent, Belgium
Tél. 32 9 240 10 00
jean-claude@aprivateview.be

Ventes à l’étranger / international sales
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