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LONG-METRAGE / FEATURE FILM |
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SNIJEG SNOW
Aida Begic |

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| SYNOPSIS : La neige ne tombe pas pour couvrir la colline, mais pour que chaque animal laisse une trace de son passage.
Six femmes, un grand-père, quatre petites filles et un garçon vivent à Slavno, village isolé et dévasté par la guerre. Leurs familles et amis ont été tués et leurs corps n’ont jamais été retrouvés. Les premières neiges vont les couper du monde et risquent de mettre la vie des villageois en danger. Tandis que la menace se rapproche, les villageois, menés par Alma, tentent d’échapper à la misère en vendant des confitures, des fruits et des légumes, qui ont fait la réputation du village.
Deux hommes d’affaires débarquent à Slavno en leur demandant d’abandonner leurs maisons moyennant une certaine somme d’argent. Les villageois se trouvent face à un dilemme : doivent-ils accepter une offre qui pourrait leur sauver la vie, mais leur faire perdre leur âme ? Une tempête soudaine piège les visiteurs dans le village, les contraignant à affronter un problème plus grave - la vérité.
SYNOPSIS : « Snow does not fall to cover the hill, but for every beast to leave it’s trail. »
Six women, a grandfather, four girls and a young boy live in war ravaged and isolated village of Slavno. Their families and friends had been killed and their bodies had never been found. The first snow brings full isolation and risk for life in the village. It gets closer as villagers headed by Alma, a young stubborn woman who believes they can survive, tries to find their way out of poverty by selling plum jam and other fruits and vegetables their village is famous for on a deserted road.
Two businessmen visit Slavno demanding residents to leave the village offering money in return. Villagers face a dilemma : should they accept the offer that could save their lives, but destroy their souls. A sudden storm traps the businessmen in Slavno, forcing them to face a problem bigger than anything they expected - the truth !
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REALISATEUR : Née à Sarajevo en 1976, elle est diplômée de la Sarajevo Academy of Performing Arts - Section réalisation en 2000. Son film de fin d’études First Death Experience est présenté en sélection officielle à la Cinéfondation au Festival de Cannes 2001 et remporte de nombreux prix à travers le monde. En 2003, elle réalise son second court métrage, North Wend Mad
Aida Begic enseigne aujourd’hui la réalisation à la Sarajevo Academy of Performing Arts et réalise de nombreux spot vidéos et publicités. En 2004, elle fonde Mamafilm, société de production indépendante, avec Elma Tataragic.
Snow est leur premier long métrage.
DIRECTOR : She was born in Sarajevo in 1976. She graduated directing at Sarajevo Academy of Performing Arts in 2000. Her graduation film First Death Experience was presented at Cinefondation Official Selection of 2001 Cannes Film Festival and won numerous awards at festivals worldwide. In 2003 she directed her second short film North Wend Mad. Aida Begi is teaching directing at Sarajevo Academy of Performing Arts and has directed numerous commercials, video spots and promotional films. In 2004 she founded an independent production company MAMAFILM together with her colleague Elma Tataragi and Snow is their first feature film.<
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DEPUIS QU’OMER EST PARTI
On croirait une réunion de famille tirant vers la fin. Autour de la table basse, certains fument, d’autres débarrassent les verres. Confortablement assises dans les canapés, les mamies font du tricot ou de la couture. Debout à l’intérieur du cercle, une femme s’amuse à faire deviner un proche en le mimant. Elle fait passer une mèche de ses cheveux pour une moustache. Bizarrement, personne ne reconnaît de suite Omer, pas même sa fille. Ce n’est pas la seule chose qui cloche dans l’assemblée. À bien y regarder, à l’exception d’un petit garçon, il n’y a pas d’homme. En fait de famille, c’est tout un village ou presque que le salon accueille. Quand Alma, la jeune femme qui rangeait tout à l’heure la vaisselle, dit vouloir rentrer chez elle, elle n’a que quelques pas à faire seule parmi des maisons éteintes.
En tout et pour tout, elles sont une dizaine à habiter et faire vivre Slavno, village isolé dans une colline boisée à l’est de la Bosnie. Si un carton indique que nous sommes en 1997, le film est divisé en chapitres selon les jours d’une semaine. Snijeg est marqué par cette double temporalité. Dans cette région d’Europe, c’est une date qui rappelle forcément un contexte d’après-guerre. Mais ce sont avant tout les gestes du quotidien qu’Aida Begic filme. Ceux que ces femmes, vivant dans un état d’attente active, répètent scrupuleusement comme une façon de tenir. La nécessaire poursuite de la routine, sans perdre de temps. Surtout ne pas s’arrêter. Faire ses ablutions, se nouer un foulard dans les cheveux tout en marchant, prier, couper les bûches. Combler le vide. Surtout ne pas penser à ces hommes absents dont on espère le retour, mais qui jamais ne reviendront. La consolation qu’apporte le quotidien de Slavno est qu’il n’offre pas de répit, qu’il résiste. La vie y est un combat physique de tous les instants. Il faut tirer la caisse de prunes de la réserve à la table, mettre en pot les légumes, presser les fruits, faire les confitures. Et croire que l’on pourra écouler toute cette production le long d’une route désertée.
Si Snijeg s’inscrit dans une réalité âpre, le récit fait des incursions dans des territoires plus symboliques, indices de la guerre juste passée. Les femmes parlent évidemment peu entre elles du mari ou du fils perdus, mais elles en rêvent beaucoup. Les visages rongés, les disputes et les colères soudaines trahissent également angoisse et fébrilité. Et puis, il y a ce petit garçon devenu mutique à la suite d’un traumatisme, et dont les cheveux poussent de plusieurs centimètres en l’espace de quelques heures. Un jour peut-être se confiera-t-il. En attendant, l’échéance à laquelle fait face la communauté est l’arrivée de l’hiver, mettant en évidence la difficulté même à survivre à Slavno. Alors, quand une sorte de promoteur immobilier débarque, Serbe de surcroît, et leur propose de racheter le village, chacune de ces femmes se trouve confrontée à un choix impossible.
Matthieu Darras |
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Caméra d’or
Bosnie-Herzégovine - Allemagne - France - Iran
2008 - Première mondiale - 1H39 - Couleur - 35 mm
VO Bosniaque
Réalisateur / director
Aida Begic
Scénario / screenplay
Aida Begic - Elma Tataragic
Image / cinematography
Erol Zubcevic
Son / sound
Frank Bubenzer
Montage / editing
Miralem S. Zubcevic
Décors / production design
Vedran Hrustanovic
Musique / music
Igor Camo
Interprètes / cast
Zana Marjanovic
Jasna Ornela Bery
Sadzida Setic
Vesna Masic
Emir Hadzihafizbegovic
Irena Malamuhi
Jelena Kordic
Alma Terzic
Muhamed Hadzovic
Jasmin Geljo
Dejan Spasic
Production
MAMAFILM
Elma Tataragic
Tél. 387 33 667 452
elma@mamafilm.ba
ROHFILM
Benny Dreschel - Karsten Stöter
Tél. 49 341 681 88 70
contact@rohfilm.de
benny@rohfilm.de
LES FILMS DE L’APRES-MIDI
François d’Artemare
Tél. 33 (0)1 45 44 07 81
f.artemare@films-am.com
contact@films-am.com
DEFC-TEHRAN
Ventes à l’étranger / international sales
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Tél. 33 (0)1 42 96 02 20
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MAMAFILM
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