Huacho
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Critique

A l’aube, comme entre deux mondes, la maisonnée s’éveille pour recommencer une journée ordinaire. La grand-mère, façonnée par une vie à la campagne, va vendre ses fromages au bord de la route. Une longue journée pour une maigre récompense. Même combat pour sa fille, cuisinière dans une maison de riches Chiliens, qui doit choisir entre une nouvelle robe ou le rétablissement de l’électricité dans sa maison.
Caméra à l’épaule et plans rapprochés nous immergent dans l’intimité des personnages et nous révèlent la rupture : l’atmosphère familiale chaleureuse s’oppose à celle, hostile et individualiste, de la ville. Chaque personnage est suivi du matin au soir, du moment où il quitte sa maison à l’instant où il retrouve les siens. Sans musique, le spectateur suit quatre narrations différentes de la journée. Des plans serrés, des images qui stimulent nos sens, nous sommes orientés vers quatre mondes singuliers. Leur cocon familial figuré par des images picturales nourries de lumière rend les membres de la famille terriblement esseulés dès qu’ils se séparent. Honteusement attirés par une nouvelle robe ou par une console de jeu, ils n’osent partager ce qu’ils considèrent comme des entorses à leurs traditions. Leur monde périclite, ils le savent. Mais on n’en parle pas, on évite d’y penser, on essaie simplement de suivre la cadence si rapide que la mondialisation impose finalement à tous. Les acteurs non professionnels sont filmés comme dans un documentaire et nous font oublier jusqu’à la présence de la caméra.
Le réalisateur Alejandro Fernandes Almandras a réussi à capter toute la lumière et les couleurs du Chili sur sa pellicule.

Céline Krawczyk et Laure Weiss
Lycée Louis Armand, Chambéry



Quatre personnes. Trois générations. Un lien. Le repas de famille représente le seul moment où la solitude omniprésente de la vie qu’ils mènent disparait. Le premier long métrage du réalisateur chilien Alejandro Fernandez Almendras peint le tableau néo-réaliste de la vie de quaAtre paysans pauvres de son pays.
Successivement, le quotidien morne de chacun d’eux nous est présenté sous un angle où le visage et le regard deviennent instruments du partage des sentiments.
Une heure et demie durant, le réalisateur s’efforce de nous faire ressentir l’ennui et la monotonie du quotidien des protagonistes. Un ennui renforcé par l’absence de musique qui rythmerait la trame. Si l’empathie peut gagner le spectateur de façon sporadique, la pesanteur des journées qui s’écoulent, défilant inlassablement sous ses yeux, se traduit par le peu d’émotions éprouvées. Un moment (très) long pour nous rappeler les effets pervers de la mondialisation.

Elise LAVILLE, Philippe MEISTERMANN
Lycée Bartholdi, Colmar

 

Suite aux cas de grippe mexicaine, nous sommes confrontés, à une nouvelle pathologie provoqués par Huacho (littéralement « bâtard », délaissé ): la grippe cinématographique. En effet, au début du film, en tant que spectateur, on peut risquer de se retrouver dans un état léger de léthargie, mais qui se trouve secondé par un sentimentalisme relatif aux personnages. Par ailleurs, Alejandro Fernández Almendras, ce nouveau réalisateur chilien, pose un regard tendre sur le monde dans lequel il a grandi, et ceci à travers une famille chilienne issue de la tradition, confronté au cours des trois génération de plus en plus à la modernité. Entre PSP et Coca Cola, la mondialisation s’immisce dans l’histoire de chacun de ces personnages par petites touches, tel un tableau pointilliste, tout comme les membres de cette famille, se retrouvent Huacho par dépit, car cette globalisation qui leur est imposée, les obligent à s’adapter au monde contemporain.Ainsi chacun doit céder sur ses valeurs personnelles pour répondre aux critères du monde actuel.
Dans ce film, quatre histoires, trois générations, deux acteurs particulièrement émouvants ( ( la plus âgéeA : la grand mère et le plus jeune : un collégien), une seule issue pour tous : survivre dans un monde difficile où sont dictées des lois qui les dépassent. Au fil du film, chacun d’eux arrivera-t-il à trouver sa lumière ?

Erwin ETSI, Jean-Robert NEMI
Lycée Marcelin Berthelot, Pantin

 

« Un jour ou l’autre, nous serons tous heureux » voilà ce qu’apprend Manuel à l’école. Cet idéal, que la société de consommation pense pouvoir atteindre par le bien être matériel, n’est pas sans influence sur le jeune garçon. Lui et sa famille de paysans, ont pourtant bien du mal à s’adapter à tant de modernité, dans un Chili secoué par les remous de la mondialisation.
Si certains seront lassés par ce sujet parfois trop présent dans l’actualité, d’autres apprécieront la subtilité avec laquelle le réalisateur -Alejandro Fernàndez Almendras- aborde les thèmes de l’intégration, de la solitude et de la survie.
Dans sa volonté de rester proche de la réalité, ce dernier fait le choix de se focaliser tour à tour sur chacun de ses personnages au cours d’une même journée. C’est par des plans rapprochés et silencieux que l’on peut percevoir toute la solitude de cette famille chilienne en difficulté. Revendiquant une certaine lenteur, le cinéaste assume ce parti-pris, se confortant dans son désir d’objectivité. De la grand-mère qui tente de gagner sa vie en vendant ses « quesos frescos » (fromage frais), à la mère qui n’hésite pas à sacrifier ses plaisirs personnels pour joindre les deux bouts, le film s’attache à monter les choses telles qu’elles sont, sans tomber dans un pessimisme et une morale dénonciatrice. Ce sont aussi des personnages profondément humains qui sont dépeints ; témoins de leur quotidien, on sourit quand le grand-père, bon vivant, se dit « un peu ivre »en sortant du bistrot, on pardonne quand la grand-mère trahit ses concurrentes, et on comprend quand le petit Manuel, envieux de ses riches camarades, est prêt à tout pour des jeux vidéos, qui lui permettent de s’évader et de s’intégrer. Malgré la gravité de leur situation, on ne peut Apasser à côté de la tendresse qui unit cette famille. Sans être gai, il émane de ce film une agréable luminosité : les scènes ensoleillées et les repas autour d’une bougie montrent un Chili injuste certes, mais chaleureux.
S’ils n’ont pas atteint un bonheur conforme à celui que nous dicte notre société, c’est que la question de la survie est encore plus importante. Au final, le problème ne se pose même pas, et cette famille –à l’image de milliers d’autres- doit malheureusement se contenter de brefs moments d’évasion et de douceur.

Alix Weidner et Olga Benne
Lycée Paul Valéry

 

Orientierungslos Zu Almandras "Huacho"

Wie fühlt man sich, wenn man die Orientierung in der Welt verliert? Vielleicht ist man neugierig, in jedem Fall fühlt man sich eingeengt und verspürt Angst, Angst vor dem Neuen.
Eingeengt fühlt man sich auch, wenn man die von Alejandro Fernández Almendras geschaffene Welt betritt. Meist hat man nicht gleich den Überblick über die Situation, wird nur durch die Rückansicht der Figuren durch das Geschehen geführt, die selbst nicht genau zu wissen scheinen, wo sie (mit sich) hinwollen: Naheinstellungen verbieten größtenteils den Blick in die Umgebung.
In Almendras erstem Langfilm begleiten wir auf diese Weise drei Generationen einer Familie aus dem rückständig wirkenden Südchile einen Tag auf ihrem Weg in die globalisierte Welt. Die Großmutter, die versucht selbstgemachten Käse zu verkaufen, die Tochter, die mit ihrem farbenfrohen Kleid ihren Traum von ein bisschen Luxus zurückgibt, damit sie den Strom bezahlen kann, der Enkel, der sich in die bunte Welt der Videospiele flüchtet, und schließlich der Großvater, der mutterseelenallein auf einem Feld schuftet. Von Generation zu Generation scheint der Wert von Traditionen zu schwinden – und die Verführungskraft des Neuen zu wachsen: auf der einen Seite der Großvater, der noch zufrieden ist in einer unveränderlichen Welt und auf der anderen Seite sein Enkel, der den lAangatmigen Erzählungen des Großvaters nicht mehr folgen mag und stattdessen mit seiner Mutter über Geld verhandelt: Geld für einen Schritt in die schrille Welt des Hightechs. Almendras' Geschichte ist die Weiterentwicklung seines Kurzfilms „Was der Regen bringt“ (2007). Dort beschreibt der gebürtige Chilene bereits die traditionelle Welt der Großeltern. Nun vollendet er seine Idee, indem er sie um die Geschichten der Mutter und des Enkels ergänzt. Jede Generation muss sich neu mit der Frage auseinandersetzen, inwieweit sie Traditionen weiterführt oder nicht. Wobei die Frage auch oft ist, ob man den Mut aufbringt, sich in die unbekannte, gefährlich wirkende Welt zu stürzen; auch wenn man anfangs orientierungslos ist.

Frauke Lahmsen
Hölty-Gymnasium Wunstorf

 

„Huacho“ – ein Spiel von Licht und Schatten

„Eines Tages werden werden wir alle glücklich sein“. Ein Satz, den Manuel kaum hört. Er sitzt in seiner Schule und hält sehnsüchtig nach seinen Klassenkameraden Ausschau, die über ihren Erfolg in einem Videospiel lachen - an einem anderen Tisch, eine Distanz, die Manuel, einfacher Bauernsohn, nicht überbrücken kann. Er ist einer der vier Protagonisten dieses Spielfilms mit dokumentarischem Anspruch.
Zusammen mit seiner Mutter und seinen Großeltern lebt er im Süden Chiles am Rande des Existenzminimums – der Vater fehlt, Manuel ist ein „Huacho“, ein vaterloser Junge. Eines Morgens am Frühstückstisch in der ärmlich eingerichteten Hütte erlischt plötzlich das Licht - eine Familie sitzt im Dunkeln. Von dieser Situation ausgehend beschreibt der Regisseur Alejandro Fernández Almendras einen Tag im Leben einer Bauernfamilie aus vier verschiedenen Sichtweisen. Durch eine subjektive Kameraführung gelingt es dem Zuschauer, sich in die Charaktere hereinzuversetzen, und ihm wird klar, dass sich die Probleme und Bedürfnisse der Protagonisten trotz ihres Altersunterschiedes und ihres unterschiedlichen Umfeldes kaum uAnterscheiden. Alle suchen sie nach Glück – nach ihrem kleinen Moment, in dem sie sich fühlen, als seien sie der Mittelpunkt. Sei es durch ein besonders schönes Kleid, einen guten Wein mit Freunden, oder eben das Gefühl, dazuzugehören, mitspielen zu dürfen. In der Erinnerung haften bleibt das Bild einer Mutter, die ihren Sohn in einem überfüllten Bus im Arm hält, sich an ihn klammert, um mit der eigenen Verzweiflung fertig zu werden, die sie zu überschwemmen droht. Trotz eines eher langsamen, vagen Anfangs kann der Film mit seinen Bildern und vor allem mit einer kontrastreichen Benutzung von Licht und Schatten überzeugen.
Eine Familie isst zu Abend. Das Licht geht wieder an, der Kreis ist geschlossen. Der Tag – ein Tag – ist vorüber. Die Frage stellt sich: Wie viele mehr werden diese Personen, die hart im Nehmen sind, noch aushalten müssen, bis sich Rücksichtslosigkeit und Diskriminierung erschöpfen und sich ihr zutiefst menschliches Streben nach Glück erfüllt?

Moritz Kobler
John-F.-Kennedy Schule, Berlin

 

Zeitenwende oder Wandel der Zeit?

Huacho

Es herrscht eine bedrückende Stille. Eine Familie, in der Landwirtschaft verwurzelt, kämpft um ihre Existenz. Die Lebensumstände erlauben ihnen nicht, sich an die Globalisierung anzupassen. Ein Weltenzusammenprall definiert das Geschehen. Das traditionelle Leben der Familie, das sich von Generation zu Generation unverändert fortpflanzt steht im Gegensatz zur beschleunigten Welt der Innovationen. In ihrer finanziellen Not versuchen sie ihr Möglichstes, um den Wandel der Zeiten zu überstehen, jedoch überholt von der unaufhaltbaren Dynamik der Veränderung – während sich ihr eigener Stillstand festigt.
Ihre Existenz wird immer wieder unbarmherzig auf materielle Nöte aber auch Sehnsüchte reduziert. Ihre ärmlichen, fest tradierten Lebensverhältnisse bleiben nicht länger abgeschottet: Technologie und Fortschritt brechen in die Familie ein. Der kleine Enkel Manuel, der zuhause kaum übAer Elektrizität verfügt, wünscht sich nichts sehnlicher, als mit einer Spielkonsole eines Freundes zu spielen – und verfällt den Verlockungen einer Spielhölle. Der einzige Moment im ansonsten fast nicht mit Musik arbeitenden Film, der musikalisch untermalt ist – ein Einbruch von Lärm in eine akustische Idylle.
Die Zeit, die sehr langsam, fast monoton verläuft, spielt in diesem Film eine besondere Rolle Alles ist untermalt durch die langsamen Schnittfolgen der Kamera, die ihre Protagonisten liebevoll portraitiert –, die Close-ups liebt und jede Furche in den beeindruckenden Gesichtern der alten Chilenen festhält. Ackerfurche – eine der vielen Übersetzungen für HUACHO.Liebevoll ist auch das Licht – oft Gegenlichtaufnahmen, die die Konturen der Menschen wie Gemälde inszenieren. Doch auch das Licht ist dem Wechselspiel von alter und neuer Welt unterworfen. Es kann hart sein und die Menschen unbarmherzig zur Schau stellen.
Der Film hat dokumentarische Züge. Die Authentizität des Filmes wird durch die Protagonisten, die in ihrem wahren Leben wirklich Landwirte sind, unterstrichen. „Um das Leben verändern zu können, braucht man eine Begleitung, Heimat, soziale Bindung – alleine schafft man es nicht“, nach Almendras. Dem Regisseur Alejandro Fernandez Almendras ist es wahrhaftig gelungen, die Problematik dieser Menschen authentisch und lebensecht auf der Leinwand darzustellen, während paradoxerweise eine andauernde Distanz zum Publikum eingehalten wird.

Esra Kacan, Merve Gökalp
Ottheinrich Gymnasium Wiesloch

 

Kontrast durch Veränderung

"Heute oder Morgen- irgendwann werden wir alle glücklich". Alejandro Fernandéz Almendras Film ist eine Suche nach dem persönlichen Glück im
Wandel der Zeit. Ein mit sanften Farben  gemaltes Familienporträt, das dem schnellen Schritt der Veränderung nicht Stand hält.

Die Kamera spiegelt die Einfachheit der Lebensumstände auf dem chilenischen Land wieder und zeichnet zugleich ein wahres Bild über strahlende Schönheit und die schweren Lasten des Lebens.  Zu Beginn des Filmes werden die Charaktäre in der Bewegung von Vorne gezeigt, doch im Verlauf springt die Kamera über die Achse und sitzt dem sich Bewegenden im Nacken. Es ist die Veränderung mit der alle Mitglieder der Familie konfrontiert werden und die Zeit, mit der sie nie auf Augenhöhe sind. Der Groβvater, der merkt, dass er alt wird und sich mit seinen Geschichten und einem leisen Lächeln jung hält. Die Groβmutter, die versucht ihren Käse weiterhin zu verkaufen, obwohl  sie gegen die Globalisierung und die steigenden Preise ankämpfen muss. Die Mutter, die sich abarbeitet, um die Familie über Wasser zu halten und ihrem Sohn wenigstens ein Stück Freiheit zu ermöglichen, muss immer wieder mit dem Konsumverzicht zurechtkommen. Der Sohn versucht Anschluss an seine
Schulkameraden zu finden und somit unbewusst die gesellschaftliche Mauer zu durchbrechen, doch er kann den Ansprüchen der neuen Generation nicht gerecht werden. Die Einfachheit trennt ihn von seinen Mitschülern, die Computerspiele erfordern seinen letzten Pesos. Die Stimmung des Films ist duch die Lichtdramaturgie sehr eindrucksvoll, doch das Fehlen von Dialogen und Musik  verlangsamt das Geschehen.

Huacho bedeutet ein übrig gebliebenes Stück, das nicht mehr vollkommen ist, wie z.B. « nur ein Schuh ». Auch der Familie fehlt der “zweite Schuh”, um mit der Zeit Schritt halten zu können.  Dem Regisseur ist es gelungen, mit einer sensiblen Erzählkultur ein realistisches Bild zu schaffen, wobei die Handlung  durch die Widerspieglung der Monotonie und Langsamkeit  einen hohen Anspruch an die Geduld des Zuschauers stellt.

Lena Scheiterbauer und Antonia Kölbl
Rudolf-Steiner Schule, Gröbenzell